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https://www.panoramaaudiovisual.com/en/2010/12/21/video-streaming-la-democratizacion-de-la-comunicacion-audiovisual/

Le Cluster Audiovisuel de Madrid, dans le cadre de son programme Ultimate Media, qui réunit régulièrement des professionnels du secteur pour débattre de différentes questions, a axé sa journée de lundi sur le streaming vidéo. Alberto Goytre, directeur de Vnews et Enrique Nogueira, PDG de KNR, ont analysé les éléments impliqués dans la diffusion d'événements sur IP. Le coût peut varier de 750 à 9 000 euros par jour, selon la complexité de la production.

Le Cluster Audiovisuel de Madrid, dans le cadre de son programme Ultimate Media qui réunit régulièrement des professionnels du secteur pour discuter de l'actualité du secteur, a axé sa journée organisée ce lundi sur le streaming vidéo. Alberto Goytre, directeur de Vnews et Enrique Nogueira, PDG de KNR, ont analysé et annoncé quelques réussites en matière de streaming vidéo que des entreprises telles que Repsol, BBVA ou Turespaña, entre autres, utilisent.

Les intervenants de cette conférence, diffusée par Panorama Audiovisuel en streaming, ont convenu que la distribution vidéo sur IP constitue une excellente méthode à un coût maîtrisé pour accéder à un large public intéressé par les contenus. Il vous permet de contrôler la communication, sans introduire d'intermédiaires, de personnaliser le message et d'obtenir un retour direct sur la façon dont le public réagit à notre message vidéo.

De son côté, Nogueira a passé en revue les différents éléments impliqués dans une diffusion en streaming. Pour ce faire, il faut logiquement disposer de la production d'un signal (avec une ou plusieurs caméras dont la qualité peut aller d'une simple webcam ou téléphone portable à une caméra professionnelle Full HD). Ce signal sera codé en flux binaire au format souhaité (les options sont multiples, même si récemment on positionne Flash 10 avec H264, qui offre une haute qualité avec un faible codage. Ce codage, qui peut aller de 200 Kbps à 2,2 Mbps, est transporté jusqu'au point de publication.

Comment se fait ce transport ? Selon Nogueira, il existe plusieurs alternatives : 3G HSPA+ (signal peu stable), ADSL sur cuivre ou fibre, ou données par satellite (avec l'avantage de permettre la diffusion de n'importe où avec jusqu'à 3 Mbps de téléchargement). Cette dernière option, bien qu'elle soit la plus robuste et la plus flexible, compte tenu du fait qu'elle peut être utilisée dans des zones sans couverture mobile ou ADSL), présente l'inconvénient de son coût, qui monterait en flèche en fonction du nombre d'heures de réservation.

À partir de ce moment, des serveurs de distribution dotés d’une bande passante adéquate pour la transmission et la prévision simultanée de l’audience sont nécessaires. Nogueira a souligné que le prix de la distribution est en baisse ces dernières années, tout en reconnaissant que le départ de l'événement et son arrivée à l'utilisateur constituent la phase la plus clé et la plus complexe de tout le processus. Il a également souligné qu'il faut tenir compte de la vitesse moyenne à laquelle l'utilisateur final se connectera, car si un débit élevé est choisi (au-dessus de 450 Kpbs), il y aura un nombre important de téléspectateurs en streaming qui pourraient avoir des problèmes.

Alberto Goytre a souligné que le streaming vidéo est viable aussi bien dans des environnements ouverts que restreints, en soulignant dans ce dernier cas des modèles liés à la communication interne de l'entreprise ou au box-office électronique dans lesquels l'utilisateur final paiera pour accéder au contenu en streaming.

Frais

Concernant les coûts, comme cela s'est avéré aujourd'hui, cela dépendra de la production vidéo et des options supplémentaires que l'on souhaite mettre en œuvre comme les dispositifs d'encodage (logiciels gratuits ou avec systèmes dédiés), la connexion de sortie à un serveur de distribution (ne varie pas de la 3G ou de l'ADSL) ou la bande passante à distribuer au public. Ce qui pèse le plus dans le coût final du streaming d’un événement, c’est la production et la bande passante pour la distribution. Ce coût a considérablement diminué ces dernières années puisque, s'il y a deux ans le coût était d'environ 0,70 euro par gigaoctet et par transféré, il ne dépasse aujourd'hui pas 0,35 euro.

Goytre s'est aventuré à estimer le coût total du streaming dans des chiffres qui oscilleraient entre 750 euros (une demi-journée avec une caméra semi-professionnelle + ordinateur portable + connexion 3G + serveur de distribution payant) à environ 1 800 euros (une caméra de diffusion + un encodeur professionnel + une connexion ADSL dédiée + son propre serveur haut de gamme). Logiquement, ce chiffre pourrait avoisiner les 9 000 euros si d'autres services étaient mis en place comme le multi-caméra, le Full HD, l'éclairage, la signalétique live, les enregistrements audio spéciaux... ou encore la 3D.

Par, 21 décembre 2010, rubrique :Événements, PI

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