Le secteur des télécommunications a réalisé un chiffre d'affaires de 38 milliards d'euros en 2011, soit 4,6% de moins
La facturation des services de télévision et de radio s'est élevée à 4 124,7 millions d'euros en 2011, ce qui représente une baisse sur un an de 6,7% en raison de la baisse des recettes publicitaires, en baisse de 10,1%, à 2 328,1 millions d'euros.
Les revenus du secteur des télécommunications ont diminué en Espagne de 4,6% au cours de l'année, à 37 950 millions d'euros. La croissance notable de 23,5% des revenus de détail du haut débit mobile, facturés 2 420 millions, n'a pas réussi à compenser la baisse du reste des services. Ainsi, les revenus de la téléphonie fixe ont diminué de 9,2%, à 5,298 millions, tandis que ceux de la téléphonie mobile (voix et messages) ont baissé de 8,6%, à 11,027 millions. De son côté, le haut débit fixe a enregistré pour la première fois une baisse de sa facturation, de 1,2% de moins, à 3.450 millions, selon les données du Rapport économique et sectoriel publié aujourd'hui par la Commission du marché des télécommunications.
La concurrence entre opérateurs et la recherche de meilleures offres par les utilisateurs ont été très fortes dans des segments tels que le haut débit fixe et la téléphonie mobile. En fait, le volume de portabilité fixe, normalement associé à la souscription de forfaits haut débit et téléphoniques, a atteint un record historique de 1,9 million par an. À son tour, le prix des appels entre téléphones mobiles (revenu moyen par minute) a enregistré la plus forte baisse depuis la collecte des données du CMT, avec une baisse sur un an de 16,6% (9,76 cents/minute).
Le segment qui a connu la plus forte croissance est celui des connexions mobiles à haut débit via les téléphones intelligents ou les smartphones, avec 92 % de lignes en plus, jusqu'à 15,9 millions de lignes de données activement connectées à Internet via les téléphones mobiles. De leur côté, les datacards et lignes USB sont restées stables à 3,4 millions. Le nombre total d'utilisateurs du haut débit mobile était de 19,3 millions, soit une augmentation de 65 %, avec un taux de pénétration de 41,8 lignes/100 habitants.
La baisse des prix de gros des terminaisons mobiles, la sensibilité aux prix des utilisateurs et la configuration de nouvelles offres par les opérateurs ont été des facteurs déterminants dans la baisse des prix mobiles, la plus forte depuis que la CMT enregistre les données. Ainsi, le prix des appels (sur net) a baissé de 17,3%, (8,19 centimes/minute) et celui des appels (hors net), de 16,7%, (11,94 centimes/minute). Le prix des appels internationaux est tombé à 21,74 centimes, soit 22% de moins, en partie sous l'effet des offres des Opérateurs Mobiles Virtuels (OMV) spécialisés dans ce segment.
La dynamique concurrentielle du marché s'est également reflétée dans le nombre de ports mobiles, avec un nouveau record annuel, 5,6 millions d'échanges. Le nombre total de lignes mobiles (y compris les lignes de cartes de données et Machine to Machine (M2M) a augmenté de 2,8 % pour atteindre 58,4 millions.
Forte concurrence dans le haut débit fixe
Le nombre de lignes fixes à haut débit a augmenté de 4,8% au cours de l'année, à 11,16 millions, avec une pénétration de 24,2 lignes/100 habitants. Dans un scénario de forte concurrence, les dépenses par ménage en forfaits téléphoniques plus haut débit et location de lignes ont diminué de 6,5%, à 37,6 euros. Au cours de l'année, plus de 500 000 lignes à haut débit ont été ajoutées au marché, dont l'acquisition a été menée par les opérateurs XDSL alternatifs (505 281 lignes), qui ont accumulé une part de 30,4%, soit 3,6 points de plus qu'en 2010, au détriment de Telefónica, qui a perdu 124 422 lignes et a réduit sa part de marché en dessous de 50%.
Par ailleurs, au cours de l'année 2011, le déploiement de réseaux de nouvelle génération s'est intensifié, notamment par les câblo-opérateurs, avec 95 % de leurs accès installés avec la technologie Docsis 3.0, qui permet des débits allant jusqu'à 100 Mb/s. D'autre part, Telefónica avait installé fin 2011 plus de 1,5 million d'accès FTTH (fibre jusqu'au domicile), dont 162 792 étaient actifs, soit 230% de plus qu'en 2010.
Concernant la répartition des lignes par vitesse, 46% des lignes (5,13 millions) étaient situées dans la plage de vitesse comprise entre 10 et 20 Mb/s. De leur côté, 6,4 % du total des lignes souscrites (712 386) avaient une vitesse de 30 Mb/s ou plus.
Baisse des lignes et des prix en téléphonie fixe
La téléphonie fixe a continué de baisser en nombre de lignes et en a perdu 343.000 au cours de l'année, la quasi-totalité dans le segment professionnel, à 19,87 millions de lignes. Cependant, les opérateurs alternatifs ont mené l'acquisition de nouvelles lignes et ajouté 720 000 nouvelles connexions à leur portefeuille. Les prix ont enregistré des baisses significatives, ainsi le revenu moyen des appels de fixe à mobile a baissé de 12,1% (à 14,95 centimes/minute) et celui de fixe à fixe a baissé de 9,1% (à 2,1 centimes/minute).
L'investissement total dans le secteur au cours de l'année, sans compter celui dédié à l'acquisition du spectre radioélectrique (1 562 millions d'euros) finalisé à la fin de l'année, s'est élevé à 4 357 millions d'euros, soit 2,6% de moins qu'en 2010.
La radio et la télévision chutent de 6,7%
Les revenus du secteur audiovisuel (radio et télévision) ont diminué de 6,7%, hors subventions, à 4 124 millions d'euros. Les recettes publicitaires ont, pour leur part, reculé de 10,1%, à 2.328 millions. Le nombre d'abonnés à la télévision payante a augmenté de 0,7%, à 4,52 millions, porté par la hausse des abonnés à la télévision sur IP et à la TNT payante.
La facturation des services de télévision et de radio s'est élevée à 4 124,7 millions d'euros, en baisse de 6,7% sur un an en raison de la baisse des recettes publicitaires, en baisse de 10,1%, à 2 328,1 millions d'euros.
Le chiffre d'affaires des services de télévision gratuite a diminué de 13,1% à 2.029,6 millions d'euros et celui du segment de la radiodiffusion sonore, avec 391,5 millions d'euros, a diminué de 3,6%, tandis que les services de télévision payante ont enregistré des chiffres positifs, obtenant un chiffre d'affaires de 1.703,5 millions d'euros, soit 1,4% de plus qu'en 2010.
Le nombre d'abonnés à la télévision payante a augmenté de 32 540, pour atteindre 4,52 millions. Les plateformes de télévision sur IP et de TNT payante ont augmenté leur base d'abonnés pour atteindre respectivement 0,9 et 0,4 million. De son côté, le nombre d'abonnés à la télévision payante par câble a diminué de 2,9% et s'est établi à moins d'un million et demi. Même si elle a perdu 16 671 abonnés sur l'ensemble de l'année, la première plateforme de télévision payante est la télévision par satellite Canal+, qui clôture la période avec 1,76 million de clients.
Accès à l'étude complète, ici.
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