DAMA et SGAE revendiquent le rôle du droit à rémunération dans la durabilité de la production audiovisuelle espagnole
AGITER oui SGAE présent dans le Académie du cinéma l'étude « L'importance économique du droit à rémunération sur le marché audiovisuel espagnol », préparée par Connaître les médias avec la Chaire d'Économie Appliquée de l'Université de Salamanque.
Le rapport montre la consolidation de le droit à la rémunération comme élément essentiel pour la pérennité créative des auteurs l'audiovisuel en Espagne, renforçant ainsi sa stabilité économique et complétant les salaires et les retraites. L'enquête analyse un secteur marqué par l'irrégularité du travail et l'intermittence des revenus, dans lequel les le droit à rémunération est configuré comme une source pertinente de stabilité. D'après les données de l'étude, ce système représente environ 13% des revenus des créateurs audiovisuels et atteint environ 60% du groupe.
D'un échantillon de 685 auteurs, le rapport estime que ces revenus représentent en moyenne plus de 60 000 euros tout au long de la vie professionnelle (jusqu'à 115 000 euros de valeur future), contribuant de manière significative à la stabilité économique du secteur. Le le revenu annuel moyen du groupe s'élève à 38 964 euros. Dans ce contexte, un créateur sur cinq tire plus de 20 % de ses revenus annuels du droit à rémunération.
Un moteur de création et de diversité culturelle
Au-delà de sa dimension économique, le rapport met en avant le rôle du droit à rémunération comme incitation directe à la création audiovisuelle. Selon l'analyse, son existence contribue à la génération d’environ 800 nouvelles œuvres chaque année. Cet effet augmente non seulement le volume de production, mais enrichit également l'écosystème audiovisuel, favorisant une plus grande diversité de contenus et une représentation plus large des publics et des réalités.
L'étude souligne que l'impact du droit à rémunération transcende sa dimension strictement économique et contribue à la continuité professionnelle au sein de l'industrie audiovisuelle. La perception de plus de 5 000 euros par an pour les droits d'auteur constitue un soutien particulièrement pertinent dans les périodes d'inactivité ou de discontinuité de travail, caractéristiques de l'activité créative, favorisant la permanence des professionnels du secteur.
Cette circonstance est particulièrement significative dans le cas des femmes, pour qui ce revenu peut constituer un facteur de stabilité en période d'interruption de leur carrière professionnelle. De même, l'importance du droit à rémunération se projette au-delà de la vie active, jouant un rôle essentiel dans la phase de retraite : quatre auteurs sur dix considèrent que ce revenu est déterminant pour pouvoir aspirer à des conditions de retraite décentes.
Un réseau d’accompagnement tout au long de votre parcours professionnel
Le droit à rémunération articule également un réseau de soutien qui va au-delà du revenu direct. Ces dernières années, le dispositif a permis de canaliser plus de 5 300 aides, dont plus de 3 millions d'euros alloués au soutien direct et près de 6 millions aux programmes de formation et de promotion.
Ces initiatives vont de l'attention aux besoins fondamentaux (comme le soutien sanitaire ou l'assistance en cas d'urgence) aux programmes de formation, aux résidences de création, au mentorat, aux prix de scénariste, aux ateliers spécialisés, aux rencontres avec l'industrie et à l'aide à l'internationalisation par la participation à des marchés et des festivals. Son impact est particulièrement pertinent pour les nouvelles générations de créateurs. En effet, huit nouveaux auteurs sur dix considèrent que la disparition du droit à rémunération rendrait difficile l'entrée de nouveaux professionnels dans le secteur, tandis que l'étude estime que, dans un scénario de perte de ce droit, l'entrée de nouveaux auteurs pourrait être réduite jusqu'à 67 %. Ces données montrent que le droit à rémunération protège non seulement les créateurs déjà établis, mais constitue également un outil essentiel pour garantir le renouvellement générationnel, la diversité créative et la pérennité future de l'écosystème audiovisuel espagnol.
L'étude alerte également sur les conséquences qu'aurait la disparition du droit à rémunération. D'après les données recueillies, 50% des auteurs envisageraient sûrement de quitter la profession si ce droit disparaissait, et jusqu'à 25% des personnes supplémentaires considèrent également qu'il est hautement probable qu'il ait pris cette décision.
L’impact serait particulièrement significatif auprès des profils plus jeunes. 67% des nouveaux auteurs sont très préoccupés par la perte de leurs conditions en raison de la perte du droit, et un pourcentage équivalent prévoit une baisse drastique de l'entrée de nouveaux talents.
Dans l'ensemble, le rapport met en garde contre le risque de perte de talent, de diversité et de capacité créative, ainsi qu'une éventuelle contraction de la production audiovisuelle en Espagne.
L'étude conclut que le droit à rémunération, administré par les entités de gestion collective, constitue un élément structurel de la production audiovisuelle espagnole. Il garantit non seulement des revenus récurrents et une stabilité économique aux créateurs, mais favorise également la génération de nouvelles œuvres, la continuité professionnelle tout au long de la carrière de l'auteur et la possibilité d'aspirer à une retraite digne.
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